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Comment réduire le risque de transmission de la grippe

Durant l’épidémie de grippe espagnole de 1918 à 1920, entre 50 et 100 millions de personnes perdirent la vie, soit un quart de la population mondiale. Bien que les vaccins représentent une aide au cas où cette situation se reproduirait aujourd’hui, il n’est pas certain que leur production puisse être suffisante pour répondre à une telle demande.

Selon Richard Larson et Stan Finkelstein, membres de la Division Ingénierie des Systèmes (ESD) du MIT, ce sont les actions du personnel non médical qui seront les plus importantes pour limiter la propagation de l’infection. Larson et Finkelstein veulent informer la population sur les moyens d’éviter à la grippe de se propager aux membres de la famille et aux personnes travaillant ou habitant à proximité.

Leurs découvertes sont exposées dans l’exemplaire de décembre de la revue Disaster Medicine and Public Health Preparedness, publiée par l’American Medical Association.

En suivant quelques principes simples, comme se laver les mains correctement, porter des masques ou contrôler la température, l’humidité et la circulation d’air, on peut réduire le risque de propagation de la grippe. Même si ces recommandations ont été élaborées pour une situation de pandémie de grippe, elles sont également valables pour la grippe saisonnière, qui tue chaque année 250 000 à 500 000 personnes dans le monde.

Larson, Finkelstein et leur équipe ont examiné 40 études publiées sur plusieurs décennies en recherchant des informations sur l’efficacité des interventions non médicales pour limiter la transmission du virus. Il ont recherché les approches dont il était prouvé qu’elles réduisaient la transmission des virus de la grippe lorsqu’une personne infectée émet des fluides contenant des particules avec le virus en toussant, éternuant, parlant ou respirant. Ces particules peuvent arriver directement en contact avec une autre personne ou être transmises par le contact avec des surfaces précédemment touchées par une personne infectée. Les virus peuvent aussi circuler par la voie des airs et être transmis pas inhalation.

D’après les chercheurs, les principes suivants peuvent être appliqués pour prévenir la transmission.

  • Se laver les mains soigneusement après avoir été dans une pièce avec une personne infectée, c’est à dire se frotter les mains avec du l’eau et du savon ou avec une solution hydroalcoolique pendant 20 à 30 secondes.
  • Porter un masque. Les avis sont partagés sur la capacité des masques à bloquer les virus qui se propagent dans l’air. Cependant, Finkelstein dit la chose suivante : « Si une personne en bonne santé portant un masque marche dans la chambre d’un malade et touche des surface infectées, le masque l’empêchera de toucher ensuite son nez et sa bouche ».
  • Installer des filtres à air. Près de 98% des virus peuvent être stoppés par des filtres HEPA (high-efficiency particulate air). Les purificateurs d’air portables sont également utiles, de même que poser un ventilateur sur le rebord de la fenêtre de la chambre du malade, le ventilateur étant orienté vers l’extérieur.
  • Installer une lampe UV. Des purificateurs d’air portables contenant à la fois des filtres HEPA et une lampe UV existent.
  • Contrôler la température et l’humidité. Les virus ne supportent pas les hautes températures et les hauts degrés d’humidité.

 

« Impossible d’estimer de combien on réduit le risque de propagation de l’infection si l’on suit ces principes, mais la réduction est significative », affirme Larson.

Le coût de ces mesures préventives peut aller de quelques euros pour le lavage des mains et les masques, à quelques centaines d’euros pour les filtres à air et autres technologies. Mais d’après les chercheurs, il vaut mieux suivre un seul de ces conseils qu’aucun.

Source : http://www.medicalnewstoday.com/articles/238814.php

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