Pathologies

L’aspirine, nouvelle arme contre le cancer ?

aspirine effervescente

Publiées mercredi dans la revue médicale The Lancet, de nouvelles études du Pr Rothwell de l’université d’Oxford affirment que l’aspirine pourrait prévenir et même guérir certains cancers. En effet, l’absorption quotidienne de 75mg d’aspirine sur le long terme réduirait de 15% le risque de décès par cancer.

Des études concluantes

Les dossiers de plus de 70 000 patients ont été étudiés. Pour chacun d’entre eux, le nombre de tumeurs apparues durant leur suivi médical a été comptabilisé. Les résultats montrent qu’après trois années de traitement à faibles doses (entre 75 et 300mg) le risque de cancer est diminué de 25% chez les femmes et 23% chez les hommes. De plus on constate que la mortalité par cancer est globalement réduite de 15%.

L’acide acétylsalicylique, molécule de l’aspirine, agirait sur les métastases en réduisant de 35% leur évolution qui contribue à l’aggravation des cancers. Cette réduction est particulièrement forte pour les formes les plus courantes des tumeurs solides (côlon, poumons, prostate, …)

Les vertus de l’aspirine sont déjà reconnues en rhumatologie et en cardiologie pour protéger contre les risques d’infarctus notamment.

Cependant, les experts émettent des réserves en soulevant le fait que les études ont été réalisées par des cardiologues et donc sur des critères différents que ceux de l’oncologie. En effet, l’étude du Pr Rotwell se fonde sur l’analyse d’essais cliniques dans lesquels des sujets prenant de l’aspirine tous les jours étaient évalués sur un plan cardiovasculaire.

Méfiance toutefois quant aux effets secondaires

L’aspirine, l’un des médicaments les plus courants au monde, n’est pourtant pas anodine : il existe des risques notamment d’hémorragie digestive et des contre indications chez certains patients présentant des allergies aux inflammatoires non stéroïdiens (type Ibuprofène) ou souffrant d’hémophilie. De plus, l’aspirine peut entraîner saignements internes et troubles digestifs.

Les groupes à risque seront sans doute les premiers à être suivis pour valider le lien en aspirine et diminution de la mortalité due au cancer. En attendant de nouvelles études exclusivement axées sur la prévention du cancer par l’acide acétylsalicylique, l’automédication reste fortement déconseillée.

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