Grossesse

Choisir sa contraception 1/3

Le point sur les méthodes contraceptives

La contraception a bouleversé la vie de nombreuses femmes. Elle permet chaque année de sauver 250 000 vies dans le monde selon une étude publiée dans la revue médicale « The Lancet ». Dans les pays en développement, la contraception a permis de réduire la mortalité maternelle de 40% au cours de ces 20 dernières années.

Pilule, préservatif, patch, anneau, implant, stérilet… Il existe aujourd’hui de nombreuses méthodes contraceptives à disposition des femmes. Il n’y a pas de contraception idéale, celle ci doit avant tout être adaptée au mode de vie.

Avant de choisir une contraception, faire un constat de différents critères avec un médecin est indispensable, les facteurs à prendre en compte sont entre autres :

  • Les antécédents médicaux : cholestérol, hypertension, diabète, maladies cardiovasculaires…
  • Le caractère : rigoureux ou pas
  • Le mode de vie : tabagisme, stabilité de la vie sentimentale ou multiplicité des partenaires

Nous vous proposons un tour d’horizon des dispositifs de trois grandes familles de méthodes contraceptives. Tout d’abord, ce sont les méthodes contraceptives hormonales qui seront abordées.

La pilule

C’est le moyen de contraception le plus diffusé, surtout chez les jeunes femmes puisque 80,8% de celles qui ont entre 20 et 24 ans la prennent. Il existe deux types de pilules : les combinées, qui associent œstrogènes et progestatifs et les micro-dosées qui contiennent uniquement des progestatifs.

L’inconvénient de cette méthode est la rigueur qu’elle demande pour être efficace, une prise quotidienne à heure fixe doit absolument être respectée. En cas d’oubli, il y a un risque de grossesse.

Les hormones de synthèse peuvent provoquer des effets secondaires chez certaines femmes : perturbation du cycle menstruel, saignements, tensions mammaires… Si les symptômes persistent, consultez un médecin.

Prescrite par un médecin, un gynécologue ou une sage-femme, elle est disponible en pharmacie à différents tarifs. Certaines pilules sont remboursées par l’assurance maladie.

Plaquette pilule

Le patch

Le patch contraceptif est à coller soi même sur la peau une fois par semaine. Cette opération est à renouveler tous les sept jours pendant trois semaines. Le principe actif, similaire à une pilule combinée, pénètre par la peau et assure une protection pendant la durée de l’application et une semaine supplémentaire, tout comme la pilule. Le patch n’est pas remboursé, il s’obtient en pharmacie avec une ordonnance.

patch contraceptif

L’implant

Il se présente sous la forme d’un bâtonnet cylindrique de 4 cm de long et 2 mm de large, il contient des hormones supprimant l’ovulation, comme toutes les méthodes hormonales. Placé dans le bras sous anesthésie locale, il devient invisible et indolore. Son avantage principal réside dans sa simplicité d’utilisation puisque l’implant est efficace pendant trois ans. Disponible sous ordonnance, il coûte 138 euros et est remboursé à hauteur de 65%. En cas d’effets secondaires trop importants (prise de poids, acné), il peut être retiré à tout moment.

L’anneau contraceptif

C’est un cercle en plastique poreux contenant une association d’hormones : estrogènes et progestatifs, diffusée dans le corps à travers la paroi vaginale. Il faut le placer soi-même dans le vagin où il reste en place pendant trois semaines. La quatrième semaine, sans anneau, provoque l’apparition des règles. Cette méthode est recommandée pour les femmes qui n’ont pas envie de prendre une pilule tous les jours. En revanche, l’anneau comporte les mêmes effets secondaires et il peut être expulsé, à la suite d’un rapport sexuel par exemple.

anneau contraceptif

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