Pathologies

Hépatites, comment s’en prémunir ? 1/2

Parmi les six sortes d’hépatites virales de A à G identifiées à ce jour, les virus A, B et C sont les plus fréquents. Ainsi, le nombre de personnes touchées par l’hépatite B a doublé en dix ans et le phénomène ne connaît pas d’accalmie. Savez-vous vous en protéger ?

Vignette hépatites et virus

Le sujet est d’importance ; à l’occasion de la récente Journée mondiale contre l’hépatite, l’OMS* publie un nouveau cadre mondial pour prévenir et traiter ces infections, en partenariat avec ses États Membres.

Quatre domaines d’action sont couverts :

  • sensibilisation, avec la promotion des partenariats et la mobilisation des ressources ;
  • intégration des données scientifiques dans la politique et l’action ;
  • prévention de la transmission ;
  • dépistage, soins et traitement.

L’hépatite : des formes multiples, un même mal

L’hépatite désigne toute inflammation aiguë ou chronique du foie. On connait mieux les formes virales (notées de A à G) et alcoolique que médicamenteuses, toxiques ou auto-immunes. Elle peut être aiguë – lors du contact de l’organisme avec le virus –  ou chronique – persistance au-delà de 6 mois après le début de l’infection. Si elle évolue vers une forme grave (cirrhose ou cancer), elle est dite fulminante.

Si les symptômes sont parfois inexistants ou indolores, la maladie n’en est pas moins dangereuse : elle provoque ainsi le décès d’environ un million de personnes par an. On peut découvrir qu’on est malade quand l’infection a déjà atteint le stade chronique, parfois des décennies après la première mise en contact. C’est le cas notamment pour les types B et C, à l’origine de près de 80 % des cas de cancer du foie.

Des symptômes rares voire inexistants

«Dans l’immense majorité des cas, les personnes infectées par l’hépatite ne s’en aperçoivent pas et ne sont pas diagnostiquées, ni traitées » explique le Dr Sylvie Briand au Département de l’OMS travaillant sur les pandémies et épidémies. Tout au plus pourra-t-on souffrir de fatigue, nausées, fièvre, perte d’appétit, maux de tête, symptômes non spécifiques. Des urines foncées, des douleurs ostéoarticulaires ou une jaunisse (ictère) devraient davantage amener à consulter.

Les différents types d’hépatite

On distingue les hépatites virales des formes non virales. Les premières sont causées par une infection à un virus, les secondes par l’ingestion de produits toxiques pour le foie (alcool, produits chimiques toxiques, etc.).

Quelle que soit la forme virale qu’elle revêt, il est à noter que l’hépatite est beaucoup plus fréquente dans les pays pauvres et non industrialisés que développés. En Afrique, 5 % de la population souffre de l’hépatite C, contre 3 % pour le reste du monde.

L’hépatite A

Le virus de l’hépatite A (VHA) se transmet essentiellement par l’absorption d’eau ou d’aliments contaminés par des matières fécales. Une hygiène précaire favorise donc la transmission de la maladie, qui peut être prévenue par la vaccination. Chaque année, environ dix millions de personnes sont infectées par le virus dans le monde, particulièrement dans les régions où les conditions d’hygiène sont mauvaises. Dans les pays industrialisés, l’infection est généralement contractée au cours de voyages dans des pays présentant une forte incidence de la maladie. L’infection confère une immunité à vie.

L’hépatite B

Le virus de l’hépatite B se transmet principalement par voie sexuelle ou sanguine. Cent fois plus contagieux que le virus du sida, il fait partie des dix virus les plus redoutables du monde. Cette maladie est considérée comme une IST (Infection Sexuellement Transmise). Le nourrisson dont la mère est porteuse de l’hépatite B ou C sera vacciné dès la naissance.

A l’instar de l’hépatite C, la maladie peut évoluer vers une forme chronique. Dans le cas d’une consommation excessive d’alcool, elle expose au risque de cancer du foie.

L’hépatite C

Le virus se transmet principalement lors de l’exposition à du sang infecté (transfusion de sang, injections pratiquées avec du matériel non stérile et consommation de drogues injectables). L’infection se caractérise par une inflammation du foie (l’hépatite) qui est souvent asymptomatique, mais qui peut évoluer vers une hépatite chronique et plus tard une cirrhose (fibrose cicatricielle du foie) et un cancer du foie. Il n’existe à ce jour pas de vaccin contre le VHC.

A suivre :

– Les hépatites D, E et G
– Les voies de transmission
– Les précautions à prendre
– Les traitements disponibles

*Organisation Mondiale de la Santé
Sources
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed
http://www.mongeneraliste.be/maladies-adultes/188-hepatites-a-b-c-un-alphabet-peu-rejouissant
http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=hepatites_pm
http://www.who.int/mediacentre/news/notes/2012/world_hepatitis_day_20120725/fr/index.html
http://www.who.int/wer/2012/wer8728_29.pdf
http://www.cancer-environnement.fr/217-Foie.ce.aspx
http://www.hepatites-info-service.org/?-Le-vaccin-contre-l-hepatite-A-
http://www.hepatites-info-service.org/sites/his/IMG/pdf/Transmission_hepatites.pdf
http://www.aides.org/chiffres-hepatites
http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/hepatite_c/14731-hepatite-c-espoir-deux-nouveaux-traitements.htm
http://www.leem.org/article/y-t-il-des-progres-dans-champ-des-hepatites

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