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Arrêter de fumer : le point sur les méthodes

Le tabac est la première cause de mortalité évitable, c’est également le premier facteur de cancer, il provoque 66 000 décès par an en France. Un fumeur sur deux mourra des conséquences de la consommation de tabac.

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La nicotine est la substance psychoactive responsable de la dépendance à la fois physique et psychologique des fumeurs. Arrêter de fumer est un objectif difficile mais réalisable à condition d’en avoir la volonté. Les rechutes sont fréquentes, c’est pourquoi il ne faut pas se décourager et trouver une méthode de sevrage adaptée à son mode de vie et à sa consommation de tabac. En fonction du degré de motivation et de dépendance de chaque fumeur, les méthodes de sevrage visent à soulager les symptômes dus au manque de nicotine.

Il existe plusieurs grandes familles de méthodes d’aide à l’arrêt du tabac, elles peuvent se combiner entre elles pour améliorer les chances de réussite à long terme, mais il ne faut pas oublier que ce ne sont que des béquilles à la motivation.

Les substituts nicotiniques

Par voie orale ou cutanée, ils existent sous différentes formes : patchs, gommes, inhaleurs ou comprimés. Leur principe est la diffusion de nicotine pour réduire voire supprimer les impressions de manque avec une diminution progressive du dosage. La durée de ce type de traitement est de 6 semaines à 6 mois. Ils doublent les chances d’arrêt à un an.

Thérapies médicamenteuses

Il existe deux traitements médicamenteux pour aider à arrêter de fumer. Le bupoprion (Zyban) et le varénicline (Champix) sont des substances psychotropes, c’est-à-dire qu’elles agissent sur l’état du système nerveux central. Ces médicaments réduisent le plaisir de fumer, les symptômes de manque et régulent la prise de poids. Toutefois, il existe de nombreux effets secondaires : insomnies, nausées, céphalées voire risque suicidaire. C’est pourquoi ils sont prescrits sur ordonnance et qu’un suivi médical régulier est fortement recommandé. À noter que l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé a établi une liste de médicaments nécessitant une enquête de pharmacovigilance dont le varénicline fait partie pour des suspicions de complication de troubles psychiatriques et de risques suicidaires.

Thérapies comportementales et cognitives

Seules ou en complément d’une aide médicamenteuse, elles améliorent les résultats en agissant sur les mécanismes mentaux et la dépendance psychologique. Ce sont les seules approches non-médicamenteuses dont l’efficacité est scientifiquement démontrée.

Pour que cette méthode soit efficace, il est important d’aborder ces deux aspects en même temps.

Par un apprentissage, les thérapies permettent de penser l’arrêt du tabagisme à long terme dans la perspective d’une meilleure qualité de vie. Elles peuvent être utilisées au cours des trois phases de l’arrêt du tabac : préparation, sevrage et prévention de la rechute.

Acupuncture et hypnothérapie

Le traitement par l’hypnose vise à ancrer l’image négative de la cigarette et les bénéfices de l’arrêt dans l’esprit du patient. Une à deux séances suffiraient sous condition d’avoir une motivation solide.

L’acupuncture traite la dépendance physique avec le placement des aiguilles à des points stratégiques. Selon les professionnels, une à deux séances sont nécessaires.

Faites appel à des professionnels reconnus si vous souhaitez utiliser ces techniques. Pour l’acupuncture, il doit s’agir d’un généraliste ou d’une sage-femme ayant obtenu le diplôme interuniversitaire d’acupuncture. Il n’existe pas de diplômes reconnus dans le domaine de l’hypnothérapie.

L’efficacité de ces deux méthodes n’a pas été prouvée scientifiquement.

Chaque fumeur désirant arrêter la cigarette doit donc choisir la méthode la plus adaptée en fonction de son mode de vie et de sa dépendance, le plus important étant de conserver une motivation à toute épreuve.

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