Pathologies

Alzheimer : des pistes encourageantes

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Un enjeu de santé publique

Maladie neurodégénérative incurable du tissu cérébral, la maladie d’Alzheimer entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales et notamment de la mémoire en provoquant des lésions dans le cerveau.

850 000 personnes souffrent d’Alzheimer en France, ce chiffre va croître dans les années à venir à cause de l’allongement de l’espérance de vie et des conséquences du baby boom, les personnes âgées, principales victimes de la maladie, sont de plus en plus nombreuses. La maladie est un vrai enjeu de santé publique d’autant plus que ses origines sont encore mal connues.

Alzheimer est la principale cause de démence chez les personnes âgées. Lors du diagnostic, celles-ci ont une espérance de vie de 8 à 12 ans en fonction de l’avancement de la pathologie : stade léger, modéré ou avancé.

À l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement efficace contre la progression de la maladie mais simplement des soins palliatifs aux effets limités qui visent à freiner son évolution en atténuant les pertes de mémoire, de langage et de raisonnement. Il s’agit de préserver le plus longtemps possible l’autonomie des malades.

Les recherches avancent

Dans le Journal des neurosciences paru le 24 juillet, des chercheurs américains ont présenté les résultats encourageants d’un essai sur la souris avec une nouvelle molécule ayant un effet anti-inflammatoire  sur le cerveau. Cette molécule – MW-151 – est un inhibiteur spécifique des médiateurs chimiques de l’inflammation dans le tissu cérébral. Sur la souris présentant des lésions similaires à Alzheimer à un stade précoce, la molécule réduit l’inflammation cérébrale et cela se traduit par une amélioration des signes  neurologiques.

Lors de la conférence internationale de l’Alzheimer’s Association à Vancouver,  les équipes du Docteur Norman Relkin ont soulevé un autre espoir avec un traitement basé sur l’immunothérapie qui permettrait de bloquer durablement la progression de la maladie s’il est pris au stade précoce. L’étude a porté sur 16 patients et elle va être étendue à un essai clinique plus vaste incluant plus de 390 sujets. Ce traitement pose toutefois la question des effets secondaires et du caractère éthique de l’étude. En effet, l’essai doit être commencé à un stade très précoce de la maladie, en conséquence certains patients ne sont pas encore diagnostiqués et ignorent donc qu’ils sont atteints d’Alzheimer.

La prudence reste de mise quant à un prochain traitement efficace d’Alzheimer accessible au plus grand nombre mais les progrès scientifiques sont en marche, un espoir pour les années à venir.

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