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La vitamine D, parent pauvre de l’hiver – 2/4

Les risques de carences en vitamine D sont différents selon la population ou la région du monde à laquelle on appartient. Pour sortir de l’hiver en forme, découvrez les dosages recommandés.

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Soleil et vitamine D

Les unités de dosages de la vitamine D et ses équivalences

La vitamine D peut se doser de trois manières :

  • en Unités Internationales (UI) ;
  • selon le système métrique : nanogrammes (ng) ou microgrammes (µg) ;
  • en unités molaires : picomoles (pmol), nanomoles (nmol) ou micromoles (µmol).

Correspondances entre ces unités

– 1 UI               =     0,025 µg      =     0,065 nmol (= 65 pmol)
– 400 UI          =     10 µg            =     26 nmol (= 26 000 pmol)
– 1000 UI        =     25 µg           =     65 nmol
– 40 000 UI    =     1 mg              =     2,6 µmol

Taux sanguins de vitamine D : être dans la norme ou pas

Le tableau ci-dessous indique, pour chaque dosage, si l’on est carencé ou non en vitamine D. Hors des taux recommandés, il serait prudent d’envisager au cas par cas une supplémentation avec son médecin traitant.

Vitamine D - les différents dosages et leur signification
En tenant compte de cette limite, on considère que plus de la moitié des femmes ménopausées sont concernées. S’il y a carence sévère, les signes de rachitisme ou d’ostéomalacie apparaissent.

De 0 à 77 ans, à chaque âge son risque

Comme évoqué dans la première partie de notre dossier, sont particulièrement concernées par le risque de carence les personnes peu exposées au soleil, mais aussi les personnes ayant la peau foncée ou noire car celle-ci forme écran à l’action des rayons ultraviolets.

Les personnes âgées ou très âgées sont aussi un groupe à risque, surtout pour celles vivant en institution car le vieillissement cutané entrave la synthèse de la vitamine D.

L’obésité, du fait de l’affinité de la vitamine D pour les graisses puisqu’elle est liposoluble, peut être responsable de taux sanguins insuffisants en vitamine D.

On observe également des déficiences chez les enfants nourris au sein dont les mères ne reçoivent pas de supplémentation.

Sont aussi à risque d’hypovitaminose D les sujets qui prennent des barbituriques ou des anti-convulsivants, des traitements corticoïdes au long cours et les personnes qui présentent des troubles de malabsorption digestive tels que la maladie de Crohn* ou une insuffisance hépatique.

Enfin, on peut considérer que tout le monde, en hiver, est déficient en vitamine D car l’alimentation ne suffit pas à satisfaire les besoins de l’organisme.

Dr Annick JAMES-DEIDIER

A suivre
– La supplémentation recommandée
– Les risques et symptômes d’un apport excessif en vitamine D
– Focus sur la recherche : de nouvelles propriétés à l’étude

Bibliographie
* Use of a novel vitamin D bioavailability test demonstrates that vitamin D absorption is decreased in patients with quiescent crohn’s disease. Farraye F, Nimitphong H, Stucchi A et coll. Inflammatory Bowel Diseases, 2011; DOI:10.1002/ibd.21595

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