Alimentation

L’équilibre acido-basique, un préalable à une alimentation harmonieuse 1re partie

Avant de se demander quelle alimentation ou quel régime choisir, mieux vaudrait d’abord se pencher sur son équilibre acido-basique. Sur un terrain déséquilibré, rien ne sera durablement profitable…

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L’équilibre acido-basique, un préalable à une alimentation harmonieuse 2e partie

Alimentation bénéfique

Traiter de l’alimentation, c’est d’abord s’occuper du terrain. Et le terrain, c’est vous. Ou plutôt ce que vous en faites par les aliments, médicaments et autres substances ingérées.

L’équilibre acido-basique est une dynamique, un mouvement permanent qui oscille entre le déséquilibre (des tissus organiques) et le retour à l’harmonie. Cela demande vigilance et constance dans le soin prodigué à son corps.

Ainsi l’équilibre acido-basique évolue-t-il entre une tendance à l’acidose et à l’alcalose ; on recherchera donc l’harmonie entre les deux. Explication.

Le pH, un instrument de mesure

Le pH représente le « potentiel hydrogène » d’une solution. Indiqué par un chiffre compris entre 0 et 14, il est l’unité de mesure du degré d’acidité ou d’alcalinité de celle-ci. On le  mesure à l’aide d’une bandelette trempée dans l’urine.

De 0 à 7 : acidité décroissante, solution dite acide
7 : neutralité
De 7 à 14 : alcalinité croissante, solution dite basique ou alcaline

N.B. : le pH du sang est de 7,4. Ses variations sont faibles (car dangereuses) et le tissu sanguin est le plus protégé des tissus organiques.

De ces valeurs dépend le bon fonctionnement des processus vitaux. Un déséquilibre pourra se manifester, selon le terrain de la personne, par des troubles et dysfonctionnements divers.

Sang, acide et base : une question vitale d’équilibre

Le pH sanguin est à distinguer du pH des autres tissus du corps dans son ensemble ; en effet, ces derniers varient en permanence, de jour comme de nuit. Ce n’est pas le cas du pH sanguin qui doit rester stable pour des raisons vitales.

Ainsi, pour protéger le sang, l’organisme rejette dans ses propres tissus toutes les toxines qu’il ne peut pas éliminer vers l’extérieur. Ce refoulement des toxines dans les profondeurs tissulaires est sans gravité si l’organisme est en capacité de les éliminer correctement. Ce qui n’est, loin s’en faut, pas toujours le cas. D’où le risque pour le corps de s’intoxiquer lentement mais sûrement.

Quand trop d’acidité tissulaire nuit

Un milieu alimentaire trop acide gêne la digestion des graisses et protéines. Décomposées trop tard (à savoir dans l’intestin grêle et le côlon), elles favorisent le processus de putréfaction au lieu de la fermentation. Ce qui se traduira par de la constipation et de l’auto-intoxication.

L’acidification excessive du terrain provoque un ralentissement de l’activité des enzymes, la déminéralisation des tissus et des lésions organiques. S’ensuivent toutes sortes de troubles et désordres, dont ceux-ci :

  • manque chronique d’énergie
  • fatigabilité et frilosité
  • difficulté à récupérer
  • tendance dépressive
  • gencives enflammées et sensibles
  • caries et effritement des dents
  • cheveux ternes, perte de cheveux
  • crampes ou spasmes musculaires
  • sensibilité accrue à la douleur
  • grande réceptivité aux infections
  • douleurs rhumatismales
  • maladies chroniques
  • goutte.

Equilibre acido-basique et citron

La digestion, une dynamique acide-base

L’équilibre acido-basique inclut l’appareil digestif, le sang, certains tissus organiques, le foie ; poumons et reins orchestrent en permanence ce grand ballet intérieur.

On devrait évoquer cette notion au pluriel car, en réalité, les variations de l’équilibre acido-basique sont constantes.
Chaque viscère de l’appareil digestif fonctionne dans un contexte équilibre acido-basique spécifique, variable selon le moment de la journée ou de la nuit. Par exemple, le pH gastrique est à 2 environ en début de digestion et à 5 à la fin. Raison pour laquelle une seule mesure de pH est inutile car elle indique un instantané. Pour connaître sa tendance générale et travailler sur l’équilibre global, il faut pratiquer plusieurs mesures par jour pendant 2 à 4 semaines.

Ce qui n’est pas correctement éliminé s’incruste dans les tissus et les encrasse. On devrait nettoyer son corps comme on vidange sa voiture ! Les changements de saison sont particulièrement indiqués pour vider les tissus des toxines dont ils sont imbibés.

Sonia Kaloustian

À suivre
– Aliments à éviter et privilégier : les bons réflexes
– Tester son pH urinaire

Sources
Acide-base : une dynamique vitale – Dr. Philippe-Gaston Besson
http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/Regimes/Fiche.aspx?doc=equilibre_acido_basique_regime
http://www.mangersantebio.org/2103/preserver-son-equilibre-acido-basique
http://www.christophervasey.ch/francais/articles/l_equilibre_acido_basique_2.html

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