Alimentation

Soignez votre alimentation, votre cerveau vous le rendra ! 1/2

Dis-moi ce que tu manges, je te dirai de quoi… tu pourrais souffrir. Si le lien entre alimentation et maladies – ou bonne santé – est bien connu, l’on sait moins l’impact que l’alimentation a sur le cerveau. 40 éléments nutritifs sont indispensables à son bon fonctionnement, ce serait dommage de passer à côté…

Alimentation et cerveau

Premier organe du corps, le cerveau n’en représente que 2 % du poids et consomme pourtant 23 % des calories quotidiennes absorbées. C’est lui qui puise en premier dans notre alimentation ce dont il a besoin pour demeurer bien portant et performant. Savez-vous ce que vous devez lui donner pour qu’il vous offre le meilleur de lui-même ?

Le glucose, premier carburant du cerveau
Ce sucre de la famille des glucides n’est pas stocké par le cerveau. Cette incapacité à faire des réserves de glucose exige qu’on lui redonne régulièrement de l’énergie par l’alimentation. Pas n’importe laquelle ! Tous les sucres ne se valent pas ; on privilégiera les sucres naturels (ceux qui ne sont pas raffinés tels le rapadura ou le muscovado), ceux dits « lents » (les sucres complexes que l’on trouve dans les céréales complètes, les légumineuses ou les farineux), et ceux dont l’index glycémique (IG) est bas.

À noter : le sucre intégral n’ayant subi aucune transformation ni raffinage, il conserve tous les sels minéraux, vitamines et acides aminés de la canne à sucre. Il est naturellement anticaries, contrairement aux sucres élaborés industriellement qui attaquent l’émail des dents. Bannissez donc sans regret le sucre blanc et raffiné. Avec les graisses saturées, il a des effets hautement néfastes sur le système immunitaire, le stress oxydatif  et les neurotrophines, facteurs clés dans la dépression.

Pommes et cerveau

Des fruits et légumes sans se priver
Pour autant qu’ils ne soient pas bourrés de pesticides et n’aient pas subi d’innombrables traitements, les fruits et légumes doivent avoir une place de choix dans toute alimentation.

Les baies et autres fruits ou légumes ayant un pigment foncé (raisins noirs, mûres, prunes, chou rouge) peuvent ralentir la progression du déclin des fonctions cognitives du fait de leurs propriétés antioxydantes et antiinflammatoires. Les anthocyanines (le pigment qui donne la couleur foncée) des baies permettent également la réduction du risque cardiovasculaire. Des études menées à l’Université de Cincinnati ont montré que la myrtille et le raisin boostent l’apprentissage et les souvenirs, profitons-en !

Alimentation et cerveau, une relation complexe et bilatérale
Si les aliments et nutriments ingérés ont une incidence sur la santé et les performances du cerveau, l’inverse est vrai : des mécanismes biologiques cérébraux peuvent perturber le comportement alimentaire, de même que des troubles métaboliques peuvent affecter le fonctionnement cérébral. Saviez-vous par exemple que le diabète altère la fonction cérébrale ?

Sonia Kaloustian

À suivre
– Les aliments à éviter/à privilégier
– La viande en question
– Les acides gras

Sources et bibliographie
Blood Pressure Regulation and Vegetarian Diets, Susan E. Berkow PhD, CNS, Neal D. Barnard MD* – Article initialement publié : 28/06/2008 – DOI: 10.1111/j.1753-4887.2005.tb00104.x
Biocontact n° 222 – Le sucre
http://www.medscape.fr/
http://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/neurologie/le-cerveau-participe-aux-troubles-du-comportement-alimentaire
http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Entrevues/Fiche.aspx?doc=cunnane_s_20050516
http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/Dietes/Fiche.aspx?doc=memoire_concentration_diete#P130_7365
http://www.extenso.org/article/alimentez-votre-cerveau/
http://www.extenso.org/article/l-assiette-intelligente/

Articles similaires