Quotidien

Migraines et maux de tête – 1re partie

Migraines, céphalées, maux de tête : quand ils se manifestent, ils ne passent pas inaperçus ! Localisées à droite ou à gauche de la tête, avec ou sans aura, les douleurs rappellent à ceux qui en souffrent qu’il est urgent, sinon de s’en débarrasser, au moins d’identifier les facteurs déclenchants pour limiter les crises et leur impact. Certains évoquent même l’enfer et regrettent que ceux qui n’en ont jamais eu les comprennent si peu. Enquête sur un terrain aux multiples pistes.

Vignette migraine visage Infos Santé_A01

Une proportion à peu près égale d’hommes et de femmes ont participé à notre enquête ; preuve que, contrairement aux idées reçues, les maux de tête n’affectent pas que ces dernières.

Répartition par tranches d'âge migraines-infossante_Q14

La majorité d’entre vous souffre de migraines (59 %) avant les céphalées (13 %) ; pour un bon tiers des répondants, les douleurs sont récentes (moins d’un an) tandis que 16 % souffrent depuis plus de 20 ans.

Avec ou sans aura ?
Ce trouble neurologique transitoire et réversible apparaît dans 10 à 20 % des crises de migraine. Il se manifeste par des troubles de la vue et de la parole.

63 % d’entre vous voient leurs douleurs accompagnées d’aura ; dans 16 % des cas toutefois, vous ne savez pas vous prononcer.

Migraines ou céphalées-infossante_Q2

Migraine ou céphalée ?
9 % des répondants ne font pas la différence entre migraines et céphalées. Nous aurons l’occasion de revenir sur ce point dans un prochain article.

Signes annonciateurs migraines-infossante_Q4

Selon vos réponses, c’est par une douleur localisée sur un des côtés de la tête, de type névralgique, que le mal de tête fait son apparition. Les nausées le suivent de peu. On observe d’autres symptômes, classiques : une raideur de la nuque (chez certains, c’est elle qui signale le début de la crise) et/ou une grosse fatigue soudaine.

La première réponse : le médicament
À 38 %, votre premier réflexe est de prendre un médicament, anti-inflammatoire ou non : paracétamol et ibuprofène en tête. D’autres optent pour des traitements spécifiques antimigraineux (délivrés le plus souvent sur ordonnance) du type Triptan, chargés de réduire la dilatation des vaisseaux sanguins. Les effets secondaires de ces remèdes sont directement proportionnels à leur puissance, la palme revenant à cette dernière catégorie.

Il est à noter que le premier réflexe semble être de consulter un professionnel. Sa réponse est souvent médicamenteuse et permet à 41 % d’entre vous de constater une amélioration lors de sa prise.

Migraine-recours au médicament

Le recours aux approches alternatives
Quand vous ne vous médiquez pas chimiquement, vous optez pour des solutions locales : massages pour 22 % des personnes interrogées, applications de poche de glace ou d’huile essentielle de menthe.

Attention : en raison de son effet glaçant, celle-ci ne doit jamais être appliquée sur une grande étendue cutanée.

Se mettre à l’écart et/ou dormir constitue une autre des solutions envisagées pour soulager la crise, quand elle empêche tout bonnement de rester debout. La douche chaude et le jeûne ont peu d’adeptes !

Femme au travail souffrant de migraine

Avoir mal ou travailler, peut-on choisir ?
Pas vraiment puisqu’à 63 %, vous continuez de travailler au plus fort de la crise. Pour 16 %, le pendule oscille entre l’arrêt ou la poursuite de l’activité tandis que 9 % ne s’arrêtent jamais.

Malgré la résistance à la douleur qu’entraîne la chronicité des crises, vous êtes nombreux à pointer une évidence irritabilité qui amoindrit la tolérance à l’environnement et aux personnes qui le composent. La capacité à se concentrer chute proportionnellement.

Vous êtes plutôt du matin ou du soir ?
Cela dépend, dites-vous. C’est le cas pour 31 % d’entre vous. Comprenez : la crise se déclenche plutôt l’après-midi (14 à 17 heures) ou le soir (17 à 22 heures). Parfois, celle-ci continue dans la nuit. Dans une moindre mesure (6 %), vous êtes affectés par les crises matinales (5 à 12 heures).

Les facteurs déclencheurs
Un environnement chaud et les changements hormonaux sont responsables à 50 % dans la survenue d’une crise. Le stress ou la contrariété ne sont pas en reste puisqu’ils représentent les réponses de près d’un quart des personnes concernées.

Sonia Kaloustian

Sources
Vos réponses à notre questionnaire « Migraines et maux de tête » diffusé sur notre page Facebook Infos Santé de décembre 2013 à avril 2014

À suivre
– Les différences entre migraines, céphalées, maux de tête
– Les traitements possibles

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