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Appendicite : une opération bénigne, mais pas sans risque

Opération courante, l’appendicectomie est au cœur de l’actualité après le décès d’un garçon de 11 ans à Metz et d’une jeune fille de 17 ans dans les Yvelines durant le mois de novembre. Infos Santé fait le point sur les symptômes de l’appendicite et les risques de l’intervention chirurgicale.

Quelle localisation ? Quels symptômes ?

L’appendice se situe sur le caecome, l’extrémité proximale du colon. Cette excroissance d’une dizaine de centimètres n’a aucun rôle dans le métabolisme humain.

L’appendicite aigüe – inflammation de cette excroissance – se manifeste par des douleurs abdominales, de la fièvre peu élevée et des troubles digestifs. La douleur se situe classiquement au niveau de la fosse iliaque droite. Il est néanmoins possible d’avoir d’autres localisations en fonction de la situation de l’appendice. Elle augmente graduellement durant les 24 premières heures.

Appendicite

L’appendice se situe à l’extrémité du côlon

Diagnostic et épidémiologie

Le diagnostic est confirmé par des examens de laboratoire et une échographie. Une hospitalisation est ensuite nécessaire en vue d’une intervention chirurgicale en anesthésie générale, l’appendicectomie, qui consiste à l’ablation de l’appendice iléo-cæcal.

Cette opération est réalisée majoritairement par voie cœlioscopique, une technique mini invasive qui permet au chirurgien d’atteindre l’appendice sans pratiquer de grandes incisons en introduisant dans le ventre du patient des instruments robotisés couplés à un système d’imagerie vidéo.

En 2012, 83 400 appendicectomies ont été pratiquées en France. Un nombre qui ne cesse de diminuer depuis les années 1980 où il était estimé à plus de 300 000. Cette évolution s’explique par le développement de l’échographie et du scanner comme examens usuels dans la démarche diagnostique.

Appendicite

L’appendicectomie se pratique par cœlioscopie

Des risques de complication

En l’absence d’intervention, l’inflammation peut entraîner des complications : abcès ou péritonite, infection du péritoine pouvant conduire à la mort si elle n’est pas traitée.

Comme toute intervention chirurgicale, cette opération courante n’est pas sans risque, même dans des cas a priori simples. Le risque principal est l’évolution vers la perforation de vaisseaux ou d’organes puis la péritonite généralisée qui met en jeu le pronostic vital.

Selon la Haute Autorité de Santé, la mortalité est de 0,1 % dans les formes non compliquées et de 1,5 à 5 % en cas de perforation appendiculaire. Ce pronostic est directement lié à la précocité du diagnostic et du traitement.

Claire, rédactrice santé

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