Quotidien

Tatouages : du côté de la santé

Un Français sur 10 serait tatoué

Pratique universelle et ancestrale, le tatouage était à l’origine un signe d’appartenance à une population. Très populaire depuis une vingtaine d’années, le tatouage est devenu un bijou permanent, une manière de raconter une histoire.

Selon un sondage réalisé par l’IFOP en 2010, un Français sur 10 serait tatoué. Cette pratique est sans surprise corrélée à l’âge, chez les 25 – 34 ans, une personne sur 5 déclare être tatouée. Une majorité de personnes choisissent de se faire tatouer le haut du corps : les bras (37 %), le haut du dos ou les épaules (35 %) sont les zones les plus travaillées.

De l’explosion du nombre de salons ont découlé des réglementations afin de garantir la sécurité sanitaire du tatouage.

tatouage

Quels risques ?

Tout acte visant à percer ou couper la peau peut introduire des bactéries ou virus chez les personnes concernées. Les microcoupures et projections de sang et de liquides biologiques sont ainsi sujettes à transmettre des infections, notamment le VIH, les hépatites B et C.

Quelles sont les précautions à prendre ?

Les mesures d’hygiène strictes par les personnes qui effectuent les tatouages et piercings sont indispensables, car il s’agit de la seule façon de réduire le risque de contamination.

Sont notamment obligatoires : l’utilisation systématique de matériel à usage unique ou la stérilisation de tous les matériels pénétrant la peau ou les muqueuses, un lavage des mains très soigneux, le port de gants stériles, la désinfection des zones concernées et la propreté des locaux. La vaccination contre l’hépatite B des personnes qui pratiquent ces actes est fortement recommandée.

Comment se les faire enlever ?

Plus un tatouage est ancien, plus il est facile à gommer. La technique du détatouage ne permet pas de retrouver une peau identique. La douleur du détatouage est similaire à celle du tatouage, elle s’apparente à une sensation de brûlure très concentrée, c’est pourquoi une anesthésie locale est généralement pratiquée. Le délai entre deux séances doit être au minimum de 2 mois pour permettre à la peau de se régénérer.

 

Deux techniques coexistent :

Le laser est couramment utilisé, notamment car il ne marque pas la peau. Cette technique est réservée aux médecins. Un appareil explose les pigments du tatouage pour les transformer en fines particules pouvant être éliminées par l’organisme. Plusieurs séances sont souvent nécessaires. Il est néanmoins difficile de faire partir un tatouage polychrome : vert, bleu turquoise, rose ou jaune sont concernés. Les encres blanches ne sont pas effaçables.

La seconde technique consiste à retirer chirurgicalement le tatouage sous anesthésie générale. Cela n’est possible que pour certaines parties du corps comme le ventre ou la poitrine. Une cicatrice sera néanmoins toujours visible.

Pour aller plus loin, retrouvez notre dossier sur les piercings

 

Claire, rédactrice santé

Sources :

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