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Insomnie : quelles solutions ?

1 Français sur 5 souffre d’insomnie

Indispensable au fonctionnement métabolique et au développement cérébral, le sommeil est souvent perturbé. Selon une enquête menée en 2009 par l’Institut du sommeil et de la vigilance, 20 à 30 % de la population se plaint de troubles du sommeil, dont 15 à 20 % d’insomnie modérée et 10 % d’insomnies sévères. L’insomnie sévère est caractérisée par des problèmes d’endormissement ou des réveils nocturnes plusieurs nuits par semaine et pendant des mois. La somnolence diurne excessive affecte quant à elle 8 % de la population.

Très courante, l’insomnie regroupe plusieurs troubles : un sommeil de mauvaise qualité avec des difficultés d’endormissement, des réveils multiples ou trop précoces le matin. Cela retentit sur la qualité de la vie quotidienne avec l’apparition de conséquences telles que la fatigue, l’irritabilité, des troubles de l’humeur de la mémoire ou de la concentration. De plus, les risques de développer des lacunes de vigilance, d’apprentissage ou du surpoids sont multipliés.

L’insomnie peut être passagère ou chronique, c’est-à-dire avec des manifestations 3 nuits par semaine durant au moins un mois. Les causes sont multiples : stress, environnement, problème de santé (douleurs, difficultés respiratoires, apnée du sommeil…).

Insomnie

1 Français sur 5 souffre d’insomnie

Quelles solutions ?

Agir sur l’hygiène de vie et prendre de bonnes habitudes avant l’heure du coucher peut aider à améliorer l’endormissement et la qualité du sommeil : il s’agit d’éviter les excitants après 17 h (thé, café, sodas, alcool), de favoriser les activités relaxantes (lecture, musique, télévision) et de ne pas pratiquer de sport après 19 h.

Malgré une prévalence élevée, les troubles du sommeil, y compris l’insomnie, sont rarement considérés comme des pathologies à part entière. 30 à 50 % des insomnies sont associées ou secondaires à des troubles anxiodépressifs.

Les traitements médicamenteux sont courants pour soulager l’insomnie. Aujourd’hui, 18,3 % de la population est consommatrice d’anxiolytiques ou de somnifères. Ils doivent néanmoins être de courte durée pour ne pas créer de dépendance.

Plusieurs classes de médicaments sont prescrites : des anxiolytiques et des hypnotiques non-benzodiazépines. En parallèle, il existe des médicaments en vente libre disponibles sans ordonnance, la majorité étant des hypnotiques antihistaminiques.

Si la durée de sommeil varie au cours de la vie, les causes de l’insomnie sont encore méconnues. Cependant, une prédisposition génétique peut être un facteur déclencheur et de chronicisation qui entretient les insomnies.

En cas de récurrence, la consultation d’un médecin ou d’un psychologue est fortement conseillée.

Claire, rédactrice santé

Sources :

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