Quotidien

Arrêt du tabac : le point sur les méthodes

16 millions de fumeurs

Le début d’année est synonyme de bonnes résolutions. L’arrêt du tabac compte parmi les plus courantes. On dénombre en France 16 millions de fumeurs, c’est-à-dire que plus d’un tiers des personnes de 15 à 85 ans fume au moins de temps en temps. Selon l’OMS, en 2004, 73 000 décès étaient attribués au tabac (cancer du poumon, maladies infectieuses, maladies respiratoires, maladies cardio vasculaires… )
Plus de la moitié des fumeurs réguliers (58 %) déclarent avoir envie d’arrêter de fumer dont 30 % dans l’année à venir. Selon le site Tabac Infos Service, chaque année en France entre 400 000 et 500 000 fumeurs arrêtent de fumer pour au moins un an.
Cette décision est souvent soldée par un échec car plusieurs essais sont la plupart du temps nécessaires pour parvenir à arrêter de fumer de façon définitive.
S’arrêter de fumer entre 35 et 49 ans procure un gain moyen de 10 ans d’espérance de vie. Le sevrage avant 30 ans permet d’éviter 97 % des risques encourus par ceux qui persistent selon le World Cancer report 2014.

Arrêter de fumer

Définir son profil

La préparation est une étape à ne pas négliger dans un processus de sevrage tabagique. En effet, arrêter de fumer implique un changement de mode de vie important et notamment, se défaire d’habitudes installées depuis longtemps. Le site Tabac Infos Service propose de faire le point sur la situation à travers plusieurs tests. Il s’agit d’évaluer le degré de motivation, le niveau de dépendance et le rapport au tabac.
En fonction des raisons qui poussent à l’arrêt et de l’historique du fumeur, différentes méthodes peuvent être adoptées.

Choisir une stratégie adaptée

Substituts nicotiniques

Ils peuvent se révéler utiles en cas de dépendance physique au tabac. Sous forme de patchs, de gommes à mâcher, d’inhaleur ou de pastilles, les substituts aident à atténuer ou à faire disparaître les effets désagréables liés au sevrage en apportant de la nicotine et donc en couvrant les besoins dus au manque physique de façon lente et régulière. De cette manière, la dépendance n’est pas entretenue et le besoin diminue jusqu’à ne plus se manifester.

Traitements médicamenteux

Outre les substituts nicotiniques, il existe deux traitements médicamenteux disponibles sur ordonnance qui aident à lutter contre la dépendance physique au tabac : le bupropion LP qui appartient à la famille des psychotropes et la varénicline qui agit sur les récepteurs présents au niveau du cerveau en reproduisant les effets de la nicotine.

Volet thérapeutique

La dépendance physique est le plus souvent accompagnée de dépendance psychologique au tabac. Pour agir sur ce volet, les thérapies cognitives et comportementales existent et traitent les pensées, automatismes et rituels liés à la cigarette.

L’arrêt du tabac est pour beaucoup une épreuve difficile. Bien se préparer et choisir une méthode adaptée est un gage de réussite. L’INPES rappelle que chaque tentative est déjà une victoire sur le tabac. La plateforme Tabac Infos Service propose un forum et une ligne téléphonique pour se faire conseiller et aider. Pour en savoir plus, rendez-vous sur : http://www.tabac-info-service.fr/

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