Pathologies

Diabète : zoom sur les complications

Si les innovations se multiplient autour du diabète, les complications sévères persistent encore.

À l’occasion de la journée mondiale du diabète le 14 novembre, l’Institut de Veille Sanitaire a publié une étude recensant les derniers chiffres concernant la maladie chronique.

Type 1 ou type 2 ?

Pour rappel, il existe deux principales formes de diabète :

 

  • le type 1 survient essentiellement chez l’enfant ou l’adulte jeune (environ 6 % des cas de diabète) ;
  • le type 2, qui est la forme la plus fréquente (environ 92 %), survient essentiellement chez l’adulte mais peut apparaître également dès l’adolescence.

 

Au cours de son évolution, le diabète peut entraîner de sévères complications touchant le coeur, les vaisseaux sanguins, les yeux, les reins et les nerfs. L’organisation rappelle qu’un bon contrôle de la malade peut permettre de réduire considérablement les risques.

 

Combien de diabétiques en France ?

Les derniers chiffres dénombrent plus de 3 millions de personnes diabétiques traitées en France en 2013. L’étude souligne que le diabète ne touche pas toute la population de la même façon. Les personnes au faible niveau socio-économique et vivant dans certaines régions comme les départements d’outre-mer, le Nord, le Nord-est et certains départements d’Ile-de-France sont plus exposées au diabète.

Zoom sur les complications

En 2013, parmi les diabétiques recensés, près de 12 000 ont été hospitalisés pour un infarctus du myocarde, 17 000 pour un accident vasculaire cérébral et presque 8000 pour une amputation d’un membre inférieur. Dans ce dernier cas, la prévalence est 7 fois plus élevée que dans la population non diabétique.

Diabète Amputation

En 2013, près de 8000 amputations ont été dues au diabète

Les disparités géographiques et socio-économiques se répercutent également dans la survenue des complications. La réalisation des examens recommandés dans le cadre du suivi du diabète s’est améliorée depuis 2001.

Le suivi biologique (dosage de l’hémoglobine glyquée, des lipides, etc.) était quasiment similaire, quel que soit le niveau socio-économique. En revanche, le suivi clinique (consultations dentaires, d’ophtalmologie et suivi cardiologique) était moins fréquent chez les personnes les plus défavorisées socioéconomiquement. Il reste donc encore une forte marge de progression dans la prévention des complications du diabète.

Retrouvez notre dossier en trois parties : le diabète, fléau du XXIe siècle ?

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