Pathologies

AVC : la pollution comme facteur de risque

Qu’est-ce qu’un accident vasculaire cérébral ?

Un accident vasculaire cérébral (AVC) est une perte soudaine de la fonction du cerveau. Il est provoqué par un arrêt brutal de la circulation sanguine à l’intérieur du cerveau.

Ce phénomène ne permet plus un apport suffisant en oxygène et en éléments nutritifs entraînant la mort des cellules cérébrales au niveau de la zone touchée. La gravité d’un AVC dépend de la localisation et de l’étendue des zones atteintes. L’AVC est la première cause de handicap acquis non traumatique avec 30 000 patients qui gardent des séquelles lourdes en France.

Un AVC toutes les 4 minutes

En 2010, en France, il y a eu un peu plus de 130 000 hospitalisations complètes pour accident neuro-vasculaire soit 1 AVC toutes les 4 minutes. Chaque année dans le monde, 15 millions de personnes subissent un AVC, six millions en meurent et cinq millions conservent des séquelles permanentes.

Quels sont les facteurs de risque ?

L’âge et les antécédents familiaux sont les facteurs de risque sur lesquels il n’est pas possible d’agir. Le risque augmente après 50 ans chez l’homme et 60 ans chez la femme.

En outre, 90 % des AVC seraient liés au mode de vie. Parmi les autres causes à ne pas sous-estimer ont été identifiés :
– Le diabète
– L’hypertension artérielle
– Le tabagisme et la consommation d’alcool
– Un taux élevé de cholestérol
– L’obésité et le surpoids

La responsabilité de la pollution

Menée dans 188 pays entre 1990 et 2013, une étude parue dans la revue scientifique The Lancet Neurology a dévoilé un nouveau facteur de risque dans la survenue d’un AVC.

Pollution AVC

Les chercheurs ont découvert qu’en 20 ans le rôle par la pollution atmosphérique avait considérablement augmenté. Dans les pays développés, la part des AVC attribuables à la pollution a été évaluée à 10 %. Dans les pays à bas et moyens revenus, cette proportion grimpe jusqu’à 40 %.

La pollution peut aussi être à l’intérieur des logements, retrouvez nos conseils pour l’éviter.

Les auteurs estiment que près des trois quarts des AVC dans le monde pourraient être évités.

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