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Arrêts cardiaques : vers une meilleure prise en charge ?

30 minutes. C’est le compte à rebours pour que le coeur reparte après un arrêt cardiaque malgré une prise en charge médicale classique. Au-delà, on parle d’arrêt cardiaque réfractaire. Les chances de survie des victimes sont de 5 à 10 % avec des séquelles neurologiques importantes.  

C’est pourquoi il faut agir vite. Néanmoins, le protocole standard ne donne pas de résultats suffisants. Pour l’améliorer, le SAMU de Paris, en partenariat avec l’INSERM et les Hôpitaux de Paris, a testé une nouvelle procédure.  

Circulation extra-corporelle

Il s’agit de la circulation extra-corporelle, habituellement réservée aux prises en charge hospitalières, notamment au cours des chirurgies cardiaques. Le SAMU de Paris dispose du matériel nécessaire pour le mettre en place au sein de ses ambulances.

Cette technique consiste à remplacer les rôles du coeur et des poumons. Une machine installée au niveau de la jambe prélève le sang, le réoxygène et le réinjecte au même endroit.

ambulance

Des résultats spectaculaires

Entre 2011 et 2015, le SAMU a utilisé cette méthode pour les cas d’arrêts cardiaques réfractaires. 29 % des patients ont survécu suite à une prise en charge dans l’ambulance contre 8 % qui n’en ont profité qu’une fois à l’hôpital. Ce gain spectaculaire pourrait augmenter significativement les chances de survie si le protocole était répandu.

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